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J'ai voulu ce matin te rapporter des roses ; Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir. Les noeuds ont éclaté. Les roses envolées Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées. Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir. La vague en a paru rouge et comme enflammée. Ce soir, ma robe encore en est toute embaumée... Respires-en sur moi l'odorant souvenir. Les roses de Saadi, Marceline Desbordes-Valmore ![]() Ma chambre a la forme d'une cage, le soleil passe son bras par la fenêtre, je suis entouré de flammes. Vous avez deviné ? Je suis un "artiste délirant sous amphétamines" des années 60-70. Que pensez-vous de ces ... musiciens ? Ils donnent le "mauvais exemple" au jeune dont je fais parti, mais, quand on écoute leur musique, on est sous le charme... “La seule connerie que j’aie jamais faite avec les drogues, c’est de passer une frontière avec” - Hunter S. Thompson - 1987
![]() Le congrès de Reims fut l'occasion d'une bonne grosse poilade dominicale. Dans ma famille, on vote à gauche, à droite, au centre, n'importe où. Mes parents ont toujours voté à gauche, mais cela ne fait que depuis 2004 qu'on parle vraiment de politique. Depuis que j'ai de quoi répondre en fait. Et je crois que dimanche, on est arrivés à un point de rupture. À un point où on est tellement dégoûtés du Parti Socialiste qu'on ne sait même plus à quoi il sert. L'essentiel a déjà été dit : la querelle des personnalités empêche la construction d'un programme défendu par tous et compréhensible par les Français, avec des mesures phares, un plan pour travailler avec Obama, bref, un programme. Là en ce moment, l'interrogation centrale c'est : quelle est la différence entre Martine Aubry et Ségolène Royal ? Pourquoi choisir l'une plutôt que l'autre ? ![]() Je fous dehors Benoït Hamon, car je me demande un peu ce qu'il fait là, à piquer des idées à droite et à gauche (au sens métaphorique de l'expression b'sûr) pour semer le doute dans l'esprit des militants PS, je vois pas trop. Aubry, c'est ma maire. Sans blague, c'est la maire de Lille, sorte de Sion du socialisme (oui, je viens de mater Matrix II), une ville qui si un jour passe à droite... brr... je n'ose imaginer ce que cela signifiera. Martine Aubry traîne avec elle le boulet des 35 heures, qu'on essaye tant bien que mal de nous faire passer pour le truc le plus horrible qui existe (il faudrait faire un assemblage de clips de TF1 qui le disent presque aussi clairement que ça, ça pourrait être révélateur, pour ceux qui croient encore à l'objectivité professionnelle irréprochable de la chaîne), mais qui pourtant nous donne une qualité de vie moyenne que le monde nous envie. Aubry, c'est aussi la fille de Jacques Delors, celui qui aurait dû se présenter en 1995 contre Chirac, mais qui n'a pas voulu le faire, très respecté au PS. Aubry, c'est un peu la frange conservatrice du Parti Sociale. Pas dans le sens "conservateur" comme aux Etats-Unis, mais conservatrice dans le sens où elle défend les idées traditionnelles du parti, mais sans une très grande modernité, ni une grande finesse. Quand on pense à Martine Aubry, on sait qu'on a affaire à une femme de gauche. ![]() Quand on pense à Ségolène Royal, on ne sait plus trop. On la représente souvent dans les talk-shows comme Sainte-Ségolène. C'est parce qu'elle a l'air d'avoir une mission. Elle a été touchée par la grâce. Elle peut tout faire. Et en effet, elle fait tout et... n'importe quoi. Elle cherche à produire de la modernité, qu'on parle d'elle comme le "renouveau du PS", ce qui a une connotation positive. Pour le moment, tout ce qu'elle fait est connotée négativement. Son spectacle au Zénith en septembre dernier, à l'américaine, mais tout en n'importe quoi, a été appelé "one woman show" alors qu'aux Etats-Unis on appelle ça un meeting. Son "Fraternité" sonne faux, sa coupe de cheveux fait jaser, sa tunique interloque, ses idées politiques sont encore plus diverses que celles de Benoît Hamon puisqu'elle veut faire alliance avec le centre dont l'absence de programme est la seule caractéristique constante. Elle veut une grande réunion fraternelle, une orgie d'idées, un dynamisme socialiste hédoniste, et elle se voit en grande prêtresse du renouveau socialiste, et je vous passe la métaphore mettant en scène un fouet et des menottes en fourrure rose. Forcément, face à elle, Martine Aubry sonne "vieux". Bon, ceci étant dit, à quoi sert cette réflexion ? À essayer de déterminer qui serait la meilleure candidate en 2012. Quoi d'autre ? Ah oui ! Premier secrétaire du PS. Mais ça sert à quoi "premier secrétaire du PS", en fait ? Aucune idée. Et vous ?
Bref, voici un petit chef-d'œuvre d'humour, de pédagogie et d'amère lucidité. Si la forme est parfois très drôle, le fond est lui sinistre, voire carrément désespérant. Bref, à chacun de se former son avis. L'Île aux fleurs, de Jorge Furtado, Brésil (1989)
C'est assez énorme, surtout dans le domaine du graphisme, qui n'est pas au mieux en ce moment... J'ai lu pas mal de choses pas très belles à propos de laFraise ces derniers mois. On pourra dire ce qu'on veut mais peu de sites parviennent encore à lier aussi bien création et rentabilité. Sans jamais se limiter à un style ou à une tendance, en s'ouvrant en permanence aux nouveaux talents et en prenant parfois le risque d'éditer des visuels pas forcément très vendeurs. Personnellement, ce site m'a motivé pour reprendre le dessin, m'a donné envie d'affiner mes idées et de prendre soin de leur réalisation, d'être à l'écoute des critiques et de remettre en cause mon travail de création. Ce n'est pas rien ! La récompense n'est pas toujours au rendez-vous, mais quand elle est là c'est une grande fierté que de voir se matérialiser sa propre création, et de l'apercevoir parfois au détour d'une rue portée sur un t-shirt ! Le chèque de 1000 euros est aussi très important : il permet de donner une valeur concrète à sa création, tout en remplissant le caddie. Ce qui se révèle capital quand on mets un point d'honneur à vivre de son art ! Bref, cette fois la récompense est imposante, et j'espère qu'elle donnera envie à ceux qui n'ont jamais franchi le pas de se jeter dans la grande arène fraisienne, et aux habitués de se surpasser. Même si le succès n'est jamais sûr, la plus grande récompense reste encore de s'étonner soi-même !
"Blue Yodel No.9" (Jimmie Rodgers), le 28 octobre 1970
Au hasard d'un surf, je suis tombé sur un site étrange, pourpre et bigarré, venu d'un autre temps : PeopleandGotha, fort justement sous titré : "Le magazine des leaders de demain". Ahem... Ok. Allons plus loin, explorons un peu le truc. Et là, une galerie de photos prises lors d'une soirée dans un château. Dis comme ça, ça parait rien, mais il faut voir pour se rendre compte du "phénomène". Loin de moi l'idée de montrer du doigt une catégorie sociale pour la railler, mais il faut bien avouer que là, c'est très très dur de ne pas se marrer. Tout en ressentant la fraicheur d'une lame derrière la nuque, et un légère amertume dans la bouche. On rit bien, mais on rit jaune... Bref ! Admirez les dégaines, les noms, l'atmosphère générale qui se dégage de ces photos, que l'on croirait presque peintes à l'huile par Hyacinthe Rigaud. Admirez mais de loin. N'entre pas qui veut. Pour danser des "rocks endiablés" (sic) il vous faudra montrer patte blanche... et sang bleu ! S'ils n'était pas richissimes et voués à de confortables destins, loin de l'ANPE et du Samu social, on pourrait (presque) les plaindre, non ?
On avait entendu à peu près le même refrain pour Hillary Clinton : une femme, ça oui, ça changerait tout ! Un peu plus tôt en France, Ségolène nous avait déjà fait le coup. Si on en croit nos fins analystes politiques ainsi qu'une rumeur mondiale persistante, le candidat idéal et capable de changer le monde, serait noir ET femme. ![]() Condoleezza Rice : Secrétaire d'État des États-Unis. A défendu l'indéfendable au côté de G.W. Bush, et de Colin Powell, noir lui aussi. Vive la politique du 21ème siècle !
![]() Avec le recul, l'image ci-dessus m'horrifie. Car que dépeint-elle ? Elle dépeint une la société consommatrice et hédoniste qui nous a conduit à la situation de crise globale actuelle. Alcool, concurrence, argent, capitalistes (ben ouais, la mallette, c'est celle du mec dans Hexxagon - jeu que je n'ai jamais pu supporter, soit dit en passant -, grand capitaliste devant l'Eternel puisqu'il sautait d'une société à l'autre dès qu'un cours baissait ou grimpait), châteaux (oui, en bas à droite, là), navettes spatiales pour touristes de l'espace fortunés, oeufs, noisettes, mort au rats pour éliminer ses adversaires... Quelle horreur chers amis. Et dire que nous nous amusions sur ce site prônant le capitalisme et l'hédonisme déraisonné sous couverts d'araignées athlètes (dopées, on s'en doute), de capitalistes, d'écureuils surentraînés et maltraités, de sous-marins nucléaires hostiles, de caissières sous-payés et précaires, de détournement de fonds d'fromage, de décapitations florales, de vols caractérisés d'oeufs, d'assassinats de Xorg, de destructions de machines à laver pour le simple plaisir (pensions-nous à l'écosystème que nous détruisions par ce simple geste ?) ... Jogg a généré une génération de dégénérés : il était temps que cela s'arrête. Bref, revenons au titre. Les joggeurs sont-ils tous alcooliques ? (ça c'est le titre journalistiquement correct). J'ai assisté à plusieurs meetings et force est de constater que beaucoup titillent de al bouteille, tâtonnent du bouchon, tatouillent du goulot et abusent de la mauvaise bière. Notre chère Ministre de la Santé (et des Sports), Roselyne la bien-nommée Bachelot, nous rabâche avec force qu'il faut tenir les jeunes à l'écart de l'alcool, tout en donnant son accord quant aux publicités pour l'alcool sur Internet. Il n'y aurait pas eu contradiction si Internet n'avait été que le repaire des vieux pervers sexuels, des pervers tout court, ou des vieux tout courts, mais le fait que cet univers merveilleux est le lieu de vie préféré d'une grande majorité de ces jeunes alcooliques et fous du volant, qui écoutent David Guetta et rêvent de passer leurs vacances à Ibiza (ne me mentez pas). Si madame Roselyne Bachelot n'est pas en contradiction avec la politique générale du gouvernement (qui consiste à faire n'importe quoi, très vite, pourvu que cela ait des effets rapides), elle est en contradiction avec... eh bien avec la réalité. Un jour le gouvernement dit : "il faut limiter sévèrement l'accès des jeunes à l'alcool pour tenter d'enrayer des phénomènes d'addiction de plus en plus précoces et dangereux". Et un autre jour il accepte que des millions de jeunes se retrouvent confrontés plusieurs dizaines de fois par jour à des publicités vantant les vertus du breuvage d'un certain Jack Daniel, ou de coolitude qu'il y a à se déboucher une Heineken. Quel est le message du gouvernement ? "Ne buvez pas ! ... mais laissez-nous vous donner envie de le faire !" Bref, tout ceci n'est pas très choquant (que le gouvernement ait été de gauche ou de droite, il a toujours fait à un moment donné le contraire de ce qu'il a dit qu'il ferait) (et vice-versa), les dirigeants nous prennent pour des cons, et on le leur rend bien. La question que j'aimerais vous poser alors qu'un morceau de bacon commence à me ronger la gencive est la suivante : WTF ? Ou dans un langage plus fleuri : Chers joggeurs, chères joggeuses, Dans un premier temps, étant vous-mêmes les premiers concernés par ces mesures schizophréniques, pensez-vous qu'elles soient appropriées pour lutter contre vos dérives alcooliques régulières ? Dans un second temps, comment évaluez-vous votre rapport à l'alcool ? 1°) Ma bouteille est ma femme ; ma copine ? ma maîtresse ! 2°) J'aime l'alcool, j'en bois du matin en soir, je me lave les dents et me rince les fesses avec. 3°) Je m'appelle Laurent et je suis alcoolique. Dans un troisième... Quoi, pas assez de propositions ? Bon ok... 4°) J'aime un petit verre de temps en temps, mais je n'abuse jamais ! 5°) Je n'aime pas le goût de l'alcool donc je n'en bois pas. Par contre si vous avez 2 grammes d'héroïne, je ne crache pas dessus. 6°) Je ne me reconnais dans aucune des propositions précédentes. C'est quoi "Jogg" ? Plus sérieusement, comment expliqueriez-vous l'augmentation dingue de l'abus d'alcool chez les jeunes ? Et comment l'enrailler ? Vos réponses, et la mienne, dans les commentaires ;-)
![]() Très très bonne idée que cette galerie de portraits. Presque étonné de découvrir que ce vaste désordre mondial n'est pas que chiffres, courbes ou statistiques. Derrière tout ça, il y a des hommes et des femmes qui passent par des états de stress et de désespoir assez incroyables. Une façon de voir la réalité sous son vrai visage (ah ah trop drôle). Évidemment, n'ayons pas l'impudeur de comparer cet incendie virtuel à d'autres crises - tsunami, inondation, sècheresse, famine - qui elles se payent cash... en nombre de morts. (Découvert via Presse-citron)
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